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Béhanzin · chapitre 10 sur 10

La mémoire

Le retour des restes

En 1928 seulement, le gouvernement français accorde à la famille que les restes de Béhanzin retournent à Abomey, sous l'insistance de son fils Ouanilo. Vingt-deux années s'étaient écoulées depuis sa mort.

Djimé

Béhanzin est solennellement inhumé à Djimé, près d'Abomey, le 9 mars 1928.

La statue

La statue de la place Goho le montre drapé dans son pagne royal, la main tendue en avant pour intimer l'arrêt. Élevée à l'entrée d'Abomey, elle dit la résistance au colon et le refus de laisser sa terre aux mains d'étrangers.

La place Goho

La statue se dresse sur la place Goho, à l'entrée d'Abomey. Le lieu n'est pas indifférent : c'est au poste de Goho que Béhanzin fut conduit après sa reddition, en janvier 1894.

Le trône

Le trône monoxyle du sacre, offert en 1893 par le général Dodds à l'amiral Rieunier, ministre de la marine, rejoignit les collections publiques françaises puis le musée du quai Branly.

La restitution de 2021

La restitution a lieu en 2021 : le trône de Béhanzin et l'Homme-requin de Sossa Dedé figurent parmi les anciennes collections du quai Branly rendues au Bénin cette année-là. Le texte de loi qui l'autorisait avait été approuvé l'année précédente, en 2020 — d'où la confusion fréquente entre les deux dates.

Photographies de 1930

Le lit funéraire à l'intérieur de la tombe de Béhanzin, palais d'Abomey

Le lit funéraire à l'intérieur de la tombe de Béhanzin, palais d'Abomey

Frédéric Gadmer, 1930 — musée Albert-Kahn — CC BY-SA 4.0

Trônes royaux d'Abomey (Guézo, Glélé, Béhanzin, Agoliagbo) devant la salle de réception (ajalala) de la cour du palais de Guézo (jalalahennou)

Trônes royaux d'Abomey (Guézo, Glélé, Béhanzin, Agoliagbo) devant la salle de réception (ajalala) de la cour du palais de Guézo (jalalahennou)

Frédéric Gadmer, 1930 — musée Albert-Kahn — CC BY-SA 4.0

Posez-lui la question

Chaque paragraphe de cette page est tiré des explications que Kondo a confrontées à ses archives.