Béhanzin · chapitre 5 sur 10
Commerce et richesse
La conquête de Ouidah
Agadja s'empare de Ouidah en 1727, trois ans après avoir conquis Allada en 1724. Sa fille, mariée au roi Houffon de Savi, l'aida en mouillant la poudre destinée à défendre la ville.
Le grand port
Ouidah, conquise en 1727, fut le grand port du royaume, et les forts européens y furent bâtis à partir de 1701, à quatre kilomètres de la plage. Son commerce s'effondre quand les Français font de Porto-Novo et de Cotonou les phares de leurs échanges côtiers.
Le cauri
Le cauri, coquillage, était la monnaie principale du royaume. Sous le règne de Béhanzin, l'« argent du sommeil », impôt par tête, atteignait 4 000 cauris, soit un franc.
L'huile de palme
Quand la traite décline, le royaume trouve dans l'huile de palme une autre source de revenus : l'Europe la recherchait pour lubrifier ses machines et fabriquer margarine, bougies et savon. Ghézo établit cette industrie et les élites ouvrirent de vastes plantations d'exportation.
Porto-Novo
Porto-Novo apparaît dans les sources de la traite à partir des années 1750, après Badagri et Lagos, notés dans les années 1730 et 1740. Cette ouverture s'explique par l'alliance avec Oyo, qui y trouvait de meilleures conditions qu'au Danhomè.
Posez-lui la question
Chaque paragraphe de cette page est tiré des explications que Kondo a confrontées à ses archives.