Béhanzin · chapitre 4 sur 10
L'armée et les Mino
L'organisation de l'armée
L'armée était partagée en une aile droite et une aile gauche — commandées respectivement par le Migan et le Mèhou — avec un centre et une réserve, chacun subdivisé en compagnies. Chaque officier avait son homologue féminine : la Gundeme doublait le Migan, la Yewe doublait le Meu.
Mino, « nos mères »
Les soldats et les officiers du royaume les appelaient Mino, « nos mères ». « Amazones » est le nom que leur ont donné les Européens par référence au mythe grec ; leur autre nom fon, agoodjie, viendrait du tam-tam battu après une victoire et signifierait « prenez garde ».
Une armée régulière
Le corps féminin n'était pas une garde d'apparat mais une part permanente de l'armée régulière : les observateurs européens l'estiment entre 2 500 et 10 000 combattantes selon les années du XIXe siècle. Ils rapportent qu'une Amazone rechargeait un fusil dane en trente secondes, contre cinquante à un soldat masculin.
Deux traditions
Une tradition attribue la création des Agojié à Hangbé, sœur jumelle du roi Akaba : à la mort de celui-ci en 1708, elle aurait pris la tête des troupes et les aurait menées à la victoire. Une autre tradition en fait une création de Ghézo, dont le premier bataillon aurait été composé de ses propres épouses, réputées pour la chasse à l'éléphant. Les deux récits coexistent, et aucun ne l'emporte.
Photographies de 1930
Posez-lui la question
Chaque paragraphe de cette page est tiré des explications que Kondo a confrontées à ses archives.


