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Béhanzin · chapitre 8 sur 10

La chute

L'incendie des palais

Plutôt que de voir les palais et les tombes de ses ancêtres tomber aux mains des Français, Béhanzin fit mettre le feu à Abomey avant de fuir. Ce sont ses chefs qui le lui conseillèrent et qui incendièrent le palais ; la plupart des souvenirs historiques du royaume disparurent dans les flammes.

La prise d'Abomey

Dodds défait l'armée royale le 4 novembre 1892 et campe à Abomey le 17.

Le repli vers le nord

Après avoir incendié et évacué la ville, Béhanzin et ce qui restait de son armée gagnent le nord, tandis que les Français entrent dans la capitale le 17 novembre 1892. Il tiendra encore quatorze mois, se réfugiant à Atchérigbé puis à Akajakpa, avant de se rendre faute d'avoir pu reconstituer ses forces.

Une condition

Béhanzin se soumit de son plein gré à la condition de pouvoir se rendre en France rencontrer le président Sadi Carnot, qu'il tenait pour le « roi des Français », afin de trouver un accord concernant son pays. La condition ne fut pas tenue : il fut capturé et aucune rencontre ne fut organisée.

La reddition

Béhanzin signe sa reddition le 15 janvier 1894, après des cérémonies rituelles et un discours d'adieu resté célèbre. Le traité du 29 janvier 1894 clôt le conflit ; son article 6 interdit la traite des esclaves au Dahomey ainsi que les sacrifices humains.

Agoli-Agbo

Goutchili, frère de Béhanzin et fils de Glèlè, est présenté le 15 janvier 1894 et devient roi sous le nom d'Agoli-Agbo. C'était le seul prétendant avec lequel les Français acceptaient de négocier — et c'est lui qui leur avait révélé la cachette de son frère.

Le dernier roi d'Abomey

Agoli-Agbo, de son nom de naissance Goutchili, est le douzième et dernier roi d'Abomey — même mode de comptage que pour Béhanzin, en excluant Hangbè et Adandozan. Il régna de janvier 1894 à 1900, date à laquelle les Français dissolvent le royaume et l'exilent à son tour.

Photographies de 1930

Posez-lui la question

Chaque paragraphe de cette page est tiré des explications que Kondo a confrontées à ses archives.