Béhanzin · chapitre 7 sur 10
La guerre
Les armes de Béhanzin
Béhanzin se procure auprès des Allemands une forte livraison de fusils modernes, de balles et même de canons, en échange d'esclaves désignés comme « travailleurs ». Une mitrailleuse française prise en 1870 lui fut même revendue par des commerçants allemands.
Le colonel Dodds
Le colonel Alfred Dodds, bientôt promu général, commande le corps expéditionnaire français à partir de 1892 ; il reçoit ses étoiles le 6 novembre 1892, après la chute de la ville sainte de Cana. Dans un communiqué de décembre, il salue « le courage et l'énergie » de son adversaire.
Dogba
Le 19 septembre 1892, les Français l'emportent à Dogba, sur l'Ouémé, que Dodds remonte avec deux mille hommes pour gagner Abomey. La bataille décisive suivra le 4 novembre, et les troupes françaises camperont à Abomey le 17.
L'artillerie
L'artillerie pilonnait les positions fon et brisait leurs charges avant même qu'elles n'arrivent à portée de mousquet ; s'y ajoutait la mitrailleuse Maxim, plus rapide et de plus longue portée que les tromblons dahoméens. Un blocus naval coupa par ailleurs l'arrivée des armes et des vivres.
La résistance
Les hostilités s'ouvrent en mars 1892 et Béhanzin signe sa reddition le 15 janvier 1894 : vingt-deux mois de guerre, dont plus d'un an de guérilla dans la brousse après la chute d'Abomey, en novembre 1892.
Posez-lui la question
Chaque paragraphe de cette page est tiré des explications que Kondo a confrontées à ses archives.